| Note de recherche sur l’évolution de la dissuasion nucléaire chinoise |
Le retour du dialogue mélien dans les relations internationales marque une rupture avec l’héritage d’un siècle de rivalités pacifiques. Dans cette reconfiguration des ordres de puissance, une réalité a émergé : la présence de la bombe atomique n’empêche plus la guerre. Faute de dissuader, l’arme suprême reste un outil utile aux puissants. Si elle n’empêche plus la guerre, elle permet aux nations qui la possèdent de jouir de son ombre pour asseoir leurs ambitions géostratégiques en imposant des guerres classiques à l’aide de moyens conventionnels. En témoignent la guerre russo-ukrainienne, le conflit armé indo-pakistanais ou les attaques israélo-américaines en Iran.
Dans cet ordre mondial en bouleversement, un acteur discret prépare son effort de guerre. L’accumulation spectaculaire récente de têtes nucléaires en Chine ne répond plus à une logique de défense : elle s’inscrit dans une volonté de modifier en profondeur la grammaire de la puissance. Ce glissement vers une dimension coercitive de la « super-bombe » marque l’avènement d’un usage politique de l’atome, faisant de l’arsenal nucléaire le nouveau pivot d’une diplomatie de force et de rivalité.
En Chine, l’arme nucléaire, longtemps perçue par Mao Zedong comme un « tigre de papier » destiné à intimider les nations sans réellement peser sur le cours de l’histoire, est-elle en passe d’achever sa mue pour devenir le pivot d’une ambition plus globale ? Si comme le pense Louis Gautier, notre siècle est celui du « troisième âge nucléaire[1]», caractérisé par une multiplicité des acteurs et le démantèlement des cadres de désarmement qui prévalaient depuis la fin de la Guerre Froide, cette nouvelle ère en forme de désordre mondial pourrait profiter à un acteur pour l’heure silencieux, la République populaire de Chine (RPC), qui ne se contente plus de la « stricte suffisance » qui avait guidé sa ligne de conduite nucléaire stratégique depuis 1949.
NB
| Contexte/Précision |
|---|
| Cette note, réalisée à partir de sources diverses (américaines, chinoises, françaises et britanniques) se donne pour ambition de fournir une synthèse des nouvelles dynamiques et des nouveaux enjeux de la dissuasion nucléaire chinoise. Pour simplifier la compréhension du sujet, il apparut pertinent de borner le présent travail à un cadre général et synthétique, tout en parvenant à vulgariserdes concepts et des notions relativement poussés et explicités dans la littérature retenue pour l’occasion. |
En Chine, une dissuasion initialement fondée sur « l’impératif de survie »
« Savez-vous qui est Robert Oppenheimer ? ». Si elle était interrogée à son sujet, l’opinion publique française ne tiendrait pas pour inconnu le nom du père de la première bombe atomique. Si cela est vrai pour le concepteur de l’arme nucléaire américaine, « l’histoire du développement de l’arsenal nucléaire de la République populaire de Chine (RPC) est beaucoup moins connue que les trajectoires américaine, soviétique, britannique et française [3]» rappelle David Ho, spécialiste des questions de sécurité et de défense liées à la Chine dans la « Revue Militaire » . Et pour cause.

Coll. Selva. ©Selva/Leemage
L’architecture de la puissance nucléaire chinoise contemporaine ne saurait être comprise sans l’exégèse de son traumatisme originel et de la longue période de « stricte suffisance » qui l’a suivie. Avant de devenir le levier d’une ambition globale, la dissuasion fut pour Pékin le bouclier d’une survie précaire au sein d’un ordre international hostile. La genèse de la dissuasion chinoise est pleinement liée au sentiment d’insécurité profonde éprouvé par le peuple chinois, particulièrement durant la Guerre de Corée. Confrontée à la menace de l’emploi de l’arme atomique par le général Douglas MacArthur, la République populaire de Chine (RPC) a précocement identifié la possession de l’arme atomique non comme une fin en soi, mais comme l’unique rempart contre « l’intimidation[4]» dont elle était l’objet. Comme le précise Ho, Mao Zedong a acté dès 1956 la nécessité de cette « chose » pour garantir l’indépendance nationale.
À cette phase héroïque succède, sous l’ère de Deng Xiaoping, l’institutionnalisation d’un dogme de « dissuasion minimale[5]» dont la rigueur confine à une forme d’ascétisme stratégique. Pour celui qui fut surnommé le « Petit Timonier », l’arsenal nucléaire chinois devait demeurer « seulement symbolique », la priorité d’alors étant concentrée sur le développement économique du pays. Cette période marque de son emprunte la naissance d’une doctrine purement défensive, centrée sur la capacité de survie de la force plutôt que sur sa puissance de feu, à rebours et à distance des blocs soviétique et américain engagés dans une course effrénée à la guerre durant la période Froide. À l’opposé, Pékin se contente d’un stock réduit mais suffisant dès lors qu’il peut garantir une riposte effective sur l’agresseur. Cette dynamique de retenue est perçue par Tong Zhao, chercheur à la Carnegie à Washington, comme le fruit d’une philosophie qui met l’accent sur les améliorations qualitatives, et non sur l’expansion quantitative[6].
À terme, cette « culture » de la survie sera incarnée par la construction spectaculaire d’un complexe militaire enfoui sous les montagnes baptisé « Grande Muraille », ou « Chángchéng gōngchéng », achevée à la fin de l’année 1994. Ce projet marque l’avènement d’une architecture nucléaire défensive, fondée sur le replis et la réplique, le lieu étant destiné à abriter les hommes et les vecteurs de la seconde artillerie face à une attaque nucléaire massive. Décrit par le capitaine de vaisseau et ingénieur en Génie atomique Max-Pierre Moulin comme un modèle d’infrastructure résilient capable « d’encaisser les premières frappes de l’ennemi[7]», cette construction est l’incarnation d’une philosophie promue par les dirigeants chinois et imaginée avant eux par Charles Darwin : « Ce n’est pas le plus fort qui survit, mais celui qui sait le mieux s’adapter[8]».
Cette posture de citadelle assiégée, robuste mais limitée dans ses capacités, va pourtant connaitre une mutation radicale sous l’impulsion de Xi Jinping, dirigeant actuel de la République Populaire de Chine, qui fera basculer le pays émergent dans une logique d’affirmation et d’expansion capacitaire.
Depuis l’accession de Xi Jinping, une décennie marquée par l’expansion nucléaire capacitaire

Go Nakamura/REUTERS
Si le premier âge nucléaire chinois fut celui de la survie, l’accession au pouvoir de Xi Jinping marque la transition vers une ère d’affirmation, où la puissance ne se mesure plus seulement à la résilience, mais à la capacité d’expansion du nucléaire stratégique. Cette mutation s’incarne d’abord dans une dynamique de croissance inédite. Comme le souligne Tong Zhao, la Chine est passée d’une politique traditionnelle de maintien d’un arsenal modeste à un véritable renforcement nucléaire[9]. Les chiffres publiés par l’influent Congressional Research Service (CRS) et par le tout fraîchement inauguré « Department of War » américain dressent un tableau sans appel : Pékin, qui disposait d’environ 200 têtes nucléaires en 2019, devrait en accumuler 1.000 d’ici 2030[10]. Cette expansion se manifeste par l’accroissement de la production de silos et de vecteurs, mais aussi localement, par la multiplication de vastes zones de lancement dans l’ouest chinois – dans les provinces de Yumen ou Hami[11]notamment – qui pointe l’objectif d’une saturation des défenses adverses en cas de conflit nucléaire.
Au-delà du nombre, c’est aussi un saut qualitatif auquel la Chine est parvenue, parachevant une dynamique de compétition et de parité au plus haut niveau technologique et technique avec les États-Unis. Xi Jinping a en effet réussi à moderniser ses vecteurs pour atteindre une portée globale et une précision comparable aux systèmes américains. Le missile intercontinental chinois DF-41 est en effet capable de frapper plusieurs cibles simultanément à plus de 15 000 km, compromettant toute initiative d’interception. En mer, l’enjeu de la seconde frappe est aussi consolidé par le développement de nouveaux sous-marins et d’un futur missile JL-3, dont la portée est estimée à 10 000 km[12]. Cette transformation des capacités techniques a appelé une refonte institutionnelle profonde, initiée le 31 décembre 2015 par Xi Jinping avec la création de la « Force des Fusées », élevant l’ancienne « Seconde Artillerie » au rang de branche de l’armée à part entière[13]. Là encore, le signe d’une accélération et d’une montée en puissance de la dissuasion nucléaire sous une forme institutionnalisée, et a fortiori visible pour les rivaux stratégiques de la République populaire de Chine. D’après l’expert militaire chinois et ancien instructeur au sein de cette Seconde Artillerie, Song Zhongping, ce changement de nom visait une plus grande « transparence » – terme que l’on pourrait, au choix, interpréter avec ironie ou audace – pour désigner un des organes militaire les plus opaques au monde.
Pour autant, cette quête de parité quantitative et qualitative avec les États-Unis n’accomplira sa vocation que dans l’usage politique que Pékin entend désormais faire de l’atome sur l’échiquier régional et géopolitique.
La dissuasion, nouveau levier de coercition et d’affirmation géopolitique

À la recherche d’un levier géopolitique et stratégique, plus que d’un simple avantage militaire, la République Populaire de Chine semble s’être dotée d’une dissuasion renforcée pour imposer une nouvelle grille de lecture. L’accumulation de têtes nucléaires chinoises ne répond plus à une simple logique de défense ou de mise en adéquation technique : elle s’inscrit dans une volonté de modifier en profondeur la grammaire de la puissance. Ce glissement vers une dimension coercitive marque l’avènement d’un usage politique de l’atome, où l’arsenal devient le pivot d’une diplomatie de force et de rivalité.
“Ce glissement vers une dimension coercitive marque l’avènement d’un usage politique de l’atome, où l’arsenal devient le pivot d’une diplomatie de force et de rivalité“
Pour s’en convaincre, il convient d’expliquer que cette dynamique d’accroissement nucléaire s’articule d’abord et avant tout autour d’une notion dite de « strategic counterbalance », ou contrepoids stratégique de la force nucléaire. Cette nouvelle grammaire a été érigée en ordre de mission par les officiels et idéologues chinois, et consiste à forcer une puissance à adopter une posture accommodante vis-à-vis de Pékin, comme pour mieux faire accepter son statut de puissance. Toujours selon Zhao – dont l’analyse semble définitivement pertinente ici –, Pékin ne perçoit donc plus ses forces nucléaires comme un moyen de dissuader une attaque, mais comme des instruments symboliques de rayonnement dont la mission est d’influer sur la « perception qu’un adversaire a de l’équilibre des puissances [14]». Convaincus qu’un arsenal nucléaire renouvelé et modernisé forcera Washington à agir plus prudemment à leur égard, les leaders chinois forcent le passage des relations internationales pour accéder au rang de superpuissance, contestant ainsi l’hégémonie militaire américaine indiscutée depuis la chute de l’URSS en 1991.

D’autant que dans l’esprit des dirigeants de la République Populaire de Chine, la dissuasion nucléaire fait office de bouclier sous lequel se déploient des ambitions militaires conventionnelles, particulièrement en Mer de Chine et dans l’indopacifique. Pour Pékin, l’affirmation américaine récente d’un droit à défendre Taïwan est perçue comme une expression de l’« arrogance hégémonique[15]» des États-Unis, à laquelle le renforcement nucléaire doit justement répondre. Comme le souligne Louis Gautier pour la revue « Le Grand Continent », on redoute en Asie une manœuvre d’intimidation calquée sur le modèle russe en Ukraine, où l’ombre portée de la dissuasion a participé à geler toute intervention extérieure dans le conflit[16]. En faisant de Taïwan le « cœur de ses intérêts fondamentaux », la Chine utilise sciemment son nouveau statut nucléaire pour neutraliser les manœuvres de Washington et sanctuariser ses ambitions territoriales, en opposant si nécessaire une forme crédible de chantage à l’escalade. Ce seul fait pourrait à lui seul expliquer ce changement soudain d’architecture de la stratégie nucléaire chinoise, volontairement rendue illisible, car conçue pour entraver les calculs de l’adversaire. C’est précisément que ce que Corentin Brustlein, ancien Directeur du Centre des études de sécurité de l’IFRI entre 2015 et 2021, explique en s’appuyant sur le concept de « dissuasion stratégique intégrée[17]», lequel brouille délibérément la frontière entre le conventionnel et le nucléaire, entre l’arme atomique et l’arme classique. Surtout depuis que la Force des Fusées dispose de vecteurs comme le DF-26, capables de délivrer indifféremment des charges nucléaires ou conventionnelles, notamment contre des cibles navales. Dans son étude pour la Revue de Défense Nationale, Brustlein explique précisément que cette ambiguïté constitue l’atout fondamental de Pékin, entrainant la paralyse d’une réponse militaire américaine graduée.
Toutefois, les purges récentes dans l’armée du Parti Communiste Chinois soulèvent des questions de crédibilité. En effet, le revirement de la stratégie de dissuasion chinoise, passée d’une logique de Non-First Use (NFU) à une expansion ostensible de son arsenal, questionne sur la fiabilité opérationnelle et la stabilité interne du système militaire chinois, de plus en plus contesté et fragilisé.
Un revirement soudain de la stratégie de Pékin : signe de fébrilité ou faux positif ?
Considérée comme « retenue[18]» depuis son avènement en 1949, la posture nucléaire historique de la République Populaire de Chine est indéniablement entrée en mouvement sur le plan doctrinal et capacitaire depuis l’intronisation de Xi Jinping en 2013. Mais le revirement de ce fondement vital a aussi révélé des fragilités au sein de l’appareil militaire chinois. Car si la force de dissuasion dont dispose l’armée du PCC fait aujourd’hui l’objet d’une « conception plus composite et versatile[19]» qu’à son origine – ce qui représente un atout stratégique de dissuasion déterminant –, le passage d’un bouclier de survie à un levier de coercition ne se fait pas sans une hiérarchie militaire solide et une capacité opérationnelle crédible.
Avant de poursuivre, il faut donc en revenir au postulat de départ de cet article, qui tente de démontrer la rupture qu’a constitué cette évolution soudaine de la dissuasion chinoise. En effet, cette dynamique d’expansion de l’arme nucléaire se heurte au paradoxe du « non-emploi en premier » (NFU), qui fondait jusqu’alors le pilier doctrinal dans la stratégie de dissuasion chinoise. Si la diplomatie de Pékin continue d’arborer le discours du non-emploi comme un drapeau blanc pour rassurer ses partenaires régionaux sur ses intentions pacifiques, l’expansion brutale de son arsenal rend cet engagement de moins en moins lisible. Or, la crédibilité de toute posture dissuasive repose sur la stabilité et la lisibilité de la doctrine d’emploi de l’armement nucléaire. Pour l’analyste Tinah Rakotoarimanga, cette posture floue adoptée par la Chine est désormais perçue comme un « outil de communication déclaratoire[20]», la l’expansion capacitaire chinoise ne laissant plus grand doute sur le choix fait d’une approche offensive. N’établissant pas clairement ses intentions, Xi Jinping pousse intelligemment le Congrès américain à réévaluer sa propre posture, marquant à son tour un accroissement inédit des capacités nucléaires outre-atlantique.

D’autant que la doctrine nucléaire chinoise n’est pas la seule à avoir été touché par des revirements. En effet, l’appareil de commandement militaire chinois semble lui aussi fragilisé par une instabilité interne chronique. Les purges massives récentes au sein du commandement militaire du PCC, explicitées par le journaliste spécialisé Antoine Izambard, et la docteure en relations internationales de l’université de Hong Kong, Claudia Astarita, ont mis en lumière des enjeux de corruption et de déloyauté politique qui « entament » la fiabilité opérationnelle de la dissuasion. Cette fragilité institutionnelle et structurelle s’incarne par la disparition ou le limogeage de près d’un quart des généraux chinois depuis 2023[21], la contraction de la Commission Militaire Centrale passée de 7 à 4 membres ou encore la chute successive des Ministres de la Défense et des Affaires Étrangères depuis 2022. Depuis lors, la deuxième puissance militaire du monde fonctionne en organigramme restreint, sans Ministère ou état-major officiellement constitués. Se pose alors la question de la capacité opérationnelle du PCC dans un tel climat de paranoïa et de défiance. « Est-ce que l’armée chinoise serait capable d’arriver à ses fins si elle voulait agir à Taïwan ? Que sait-on de leur capacité d’opération effective en cas de crise ? » s’interroge Antoine Izambard, sans proposer de réponse. Dans le même temps, Tong Zhao souligne dans son analyse que la structure du pouvoir chinois hyper-centralisée empêche toute « évaluation sérieuse[22]» ou débat critique au sein de la sphère militaire ou académique dans le pays. Ce fonctionnement ultra-vertical expose le Parti à une dérive de la pensée unique. Si un tel fonctionnement fait son effet sur la scène internationale, il ne crédibilise pas le commandement militaire chinois qui apparait vulnérable sur sa capacité à se coordonner et à assurer une réponse effective en cas de conflit à haute intensité.
Enfin, si ces revirements fragilisent en premier lieu l’appareil chinois, ils ouvrent surtout un risque majeur pour la stabilité globale : celui d’un dérapage qui tiendrait pour origine une méconnaissance mutuelle des stratégies de dissuasion. Car sans clarté des règles d’emploi, pas de clarté des lignes rouges. Comment alors considérer la dissuasion chinoise, comment la délimiter ? Pour l’heure, le fossé des perceptions entre Pékin et Washington s’élargit, chaque mesure de réassurance étant interprétée par l’autre comme une manœuvre de compétition et de surenchère. Ce « troisième âge nucléaire » caractérisé par le démantèlement des traités, l’absence de dialogue et le flottement des doctrines fait peser une menace grandissante d’escalade involontaire. Ainsi, la sécurité internationale ne repose-t-elle plus sur des dividendes de paix certes hypocrites, mais effectives. Les relations internationales sont devenues, d’après David Ho, une périlleuse « affaire de perception et de croyance[23]». Cela est-il si nouveau ? Le feu nucléaire pourrait in fine dépendre de la capacité du pouvoir militaire chinois à transformer l’expansion quantitative en clarté stratégique. La Chine sera-t-elle capable de stabiliser un ordre mondial en plein basculement, à l’heure où l’équilibre des pouvoirs vacille à nouveau après des décennies d’hégémonie américaine ? Assurément, les conséquences de ce revirement de la doctrine d’emploi chinoise resteront inconnues… jusqu’au jour où.
Illustration entête: Sony Ross
[1] Gautier, L. (2025, 15 décembre). Après la dissuasion : le nouvel âge nucléaire. Le Grand Continent.
[2] Congressional Research Service (CRS), 2024, China’s Nuclear Weapons: Strategy and Modernization [Rapport R47594], Washington DC, Library of Congress.
[3] Ho, D. (2024). La dissuasion nucléaire de la République populaire de Chine. La Revue d’Histoire Militaire
[4] Ibid
[5] Ibid
[6] Tong Z., The Real Motives for China’s Nuclear Expansion Beijing Seeks Geopolitical Leverage More Than Military Advantage, Foreign Affairs, May 3, 2024
[7] Moulin, M.-P., 2018, Aperçu sur la dissuasion chinoise : un modèle de résilience. Revue Défense Nationale, (806), 85-92.
[8] Ibid
[9] Tong Z., The Real Motives for China’s Nuclear Expansion Beijing Seeks Geopolitical Leverage More Than Military Advantage, Foreign Affairs, May 3, 2024
[10] Office of the Secretary of Defense, 2025, December 23, Military and Security Developments Involving the People’s Republic of China: Annual Report to Congress. Washington, D.C.: U.S. Department of Defense
[11] Ho, D. (2024). La dissuasion nucléaire de la République populaire de Chine. La Revue d’Histoire Militaire,
[12] Ibid
[13] Podcast Le Collimateur, 2024, L’armée chinoise à l’épreuve de ses purges, Antoine Izambard, Claudia Astarita, Alexandre Jubelin, pour Le Rubicon, Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM).
[14] Tong Z., The Real Motives for China’s Nuclear Expansion Beijing Seeks Geopolitical Leverage More Than Military Advantage, Foreign Affairs, May 3, 2024
[15] Gautier, L. 15 décembre 2025, Après la dissuasion : le nouvel âge nucléaire, Le Grand Continent
[16] Ibid
[17] Brustlein, C. (2018). La Chine et l’avènement de la « dissuasion stratégique intégrée ». Revue Défense Nationale, (812), 32-36
[18] Brustlein, C. (2018). La Chine et l’avènement de la « dissuasion stratégique intégrée ». Revue Défense Nationale, (812), 32-36
[19] Ibid
[20] Tinah, R. 14 décembre 2024, La doctrine de « non-emploi en premier », pilier de la stratégie nucléaire chinoise et outil de diplomatie globale, Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN).
[21] IRIS, « Purges et instabilité au sein de l’Armée populaire de libération : la Force des Fusées à l’épreuve d’une crise de confiance systémique », Note de recherche n°42, août 2025
[22] What Are China’s Nuclear Weapons For?, The Military Value of Beijing’s Growing Arsenal ; Ashley J. Tellis; Tong Zhao, Foreign Affairs
[23] David Ho, « La dissuasion nucléaire de la République populaire de Chine », La Revue d’Histoire Militaire, février 2024.
[24] What Are China’s Nuclear Weapons For?, The Military Value of Beijing’s Growing Arsenal ; Ashley J. Tellis; Tong Zhao, Foreign Affairs
