| Note de recherche |
La dissuasion ne serait plus seulement un outil pensé pour éviter la guerre : elle permettrait aux puissants de se servir de son ombre pour asseoir leurs positions et leurs ambitions. En Chine, l’accumulation spectaculaire de têtes nucléaires ne répond plus à une simple logique de défense : elle s’inscrit dans une volonté de modifier en profondeur la grammaire de la puissance. Ce glissement vers une dimension coercitive marque l’avènement d’un usage politique de l’atome, où l’arsenal devient le pivot d’une diplomatie de force et de rivalité.
Longtemps perçue par Mao Zedong comme un « tigre de papier » destiné à intimider les nations sans réellement peser sur le cours de l’histoire, l’arme nucléaire serait-elle en passe d’achever sa mue pour devenir le pivot d’une ambition plus globale ? Si comme le pense Louis Gautier, notre siècle est celui du « troisième âge nucléaire[1]», caractérisé par une multiplicité des acteurs et le démantèlement des cadres de désarmement qui prévalaient depuis la fin de la Guerre Froide, cette nouvelle ère en forme de désordre mondial pourrait profiter à la République populaire de Chine (RPC) qui ne se contente plus de la « stricte suffisance » qui avait guidé sa ligne de conduite stratégique depuis 1949.
NB
| Contexte/Précision |
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| Cette note, réalisée à partir de sources diverses (américaines, chinoises, françaises et britanniques) se donne pour ambition de fournir une synthèse des dynamiques et des enjeux de la dissuasion nucléaire chinoise. Toutefois, pour traiter d’un sujet si vaste sans compétence initiale, il convenait de borner le présent travail à un cadre général et synthétique, tout en parvenant à mobiliser des concepts et des notions relativement poussés, car bien expliqués dans la littérature retenue pour l’occasion. |
Une dissuasion initialement fondée sur l’impératif de survie
« Que vous évoque Robert Oppenheimer ? ». Si elle était interrogée à son sujet, il y’a fort à parier que l’opinion publique française ne tiendrait pas pour inconnu le nom du père de la première bombe atomique. Si cela est vrai pour le concepteur de l’arme nucléaire américaine, « l’histoire du développement de l’arsenal nucléaire de la République populaire de Chine (RPC) est beaucoup moins connue que les trajectoires américaine, soviétique, britannique et française [3]» rappelle David Ho, spécialiste des questions de sécurité et de défense liées à la Chine dans la Revue Militaire. Et pour cause.

©Selva/Leemage
L’architecture de la puissance nucléaire chinoise contemporaine ne saurait être comprise sans l’exégèse de son traumatisme originel et de la longue période de « stricte suffisance » qui l’a suivie. Avant de devenir le levier d’une ambition globale, la dissuasion fut pour Pékin le bouclier d’une survie précaire au sein d’un ordre international hostile. La genèse de la dissuasion chinoise est en effet consubstantielle au sentiment d’insécurité profonde éprouvé par les chinois, particulièrement durant la Guerre de Corée. Confrontée à la menace de l’emploi de l’arme atomique par le général Douglas MacArthur pour repousser ses forces, la République populaire de Chine (RPC) a précocement identifié la possession de l’arme atomique non comme une fin en soi, mais comme l’unique rempart contre « l’intimidation[4]». Comme le précise Ho, Mao Zedong a acté dès 1956 la nécessité de cette « chose » pour garantir l’indépendance nationale.
À cette phase héroïque succède, sous l’ère de Deng Xiaoping, l’institutionnalisation d’un dogme de « dissuasion minimale[5]» dont la rigueur confine à une forme d’ascétisme stratégique. Pour celui qui fut surnommé le « Petit Timonier », l’arsenal nucléaire chinois devait demeurer « seulement symbolique », la priorité absolue étant accordée au développement économique du pays. Cette période marque de de son emprunte la naissance d’une doctrine purement défensive, centrée sur la capacité de survie de la force plutôt que sur sa puissance de feu, à rebours et à distance des blocs soviétique et américain engagés dans une course effrénée durant la Guerre Froide. Pékin se contente alors d’un stock réduit, suffisant dès lors qu’il peut garantir une riposte efficace contre l’agresseur. Cette dynamique de retenue est perçue par Tong Zhao, chercheur à la Carnegie à Washington, comme le fruit d’une philosophie qui met l’accent sur les améliorations qualitatives, et non sur l’expansion quantitative[6].
À terme, cette « culture » de la survie sera incarnée par une entreprise spectaculaire des chinois achevée à la fin de l’année 1994, que les stratèges appellent le projet « Grande Muraille », ou « Chángchéng gōngchéng ». Ce complexe militaire enfoui sous les montagnes constitue la preuve s’il en est de cette architecture défensive, fondée sur le replis et la réplique, le lieu étant destiné à abriter les hommes et les vecteurs de la seconde artillerie face à une attaque nucléaire massive. Décrit par le capitaine de vaisseau et ingénieur en Génie atomique Max-Pierre Moulin comme un modèle résilient capable « d’encaisser au maximum les premières frappes de l’ennemi[7]», cette construction est l’incarnation d’une philosophie promue par les dirigeants chinois, et imaginée avant eux par Charles Darwin : « Ce n’est pas le plus fort qui survit, mais celui qui sait le mieux s’adapter[8]».
Cette posture de citadelle assiégée, robuste mais limitée dans ses capacités, va pourtant connaitre une mutation radicale sous l’impulsion de la « nouvelle ère » promue par Xi Jinping, qui fait basculer la Chine dans une logique d’affirmation et d’expansion capacitaire.
Depuis Xi Jinping, une expansion capacitaire

Go Nakamura/REUTERS
Si le premier âge nucléaire chinois fut celui de la survie nichée au creux d’un sanctuaire, l’accession de Xi Jinping au pouvoir marque une transition vers une ère d’affirmation, où la puissance ne se mesure plus seulement à la résilience, mais à la capacité d’expansion stratégique. Cette mutation s’incarne d’abord dans une dynamique de croissance qui semble insatiable. Comme le souligne Tong Zhao, la Chine est passée d’une politique traditionnelle de maintien d’un arsenal modeste à un véritable renforcement nucléaire[9]. Les chiffres publiés par le CRS et par le tout fraîchement inauguré « Department of War » dressent un tableau sans appel : Pékin, qui disposait d’environ 200 têtes nucléaires en 2019, devrait en accumuler 1.000 d’ici 2030[10]. Cette expansion se manifeste par l’accroissement de la production de silos et de vecteurs, mais aussi localement, par la multiplication de vastes zones de lancement dans l’ouest chinois – dans les provinces de Yumen ou Hami[11]notamment – avec l’objectif de saturer les défenses adverses.

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Au-delà du nombre, c’est aussi un saut qualitatif auquel la Chine est parvenue, parachevant une dynamique de compétition et de parité au plus haut niveau technologique et technique avec les États-Unis. Xi Jinping a en effet réussi à moderniser ses vecteurs pour atteindre une portée globale et une précision comparable aux systèmes américains. Le missile intercontinental DF-41 est en effet capable de frapper plusieurs cibles simultanément à plus de 15 000 km, rendant toute initiative d’interception illusoire. En mer, l’enjeu de la seconde frappe est aussi consolidé par le développement de nouveaux sous-marins et d’un futur missile JL-3, dont la portée est estimée à 10 000 km[12]. Cette transformation des capacités techniques a appelé une refonte institutionnelle profonde, initiée le 31 décembre 2015 par Xi Jinping, qui créa la « Force des Fusées », élevant l’ancienne « Seconde Artillerie » au rang de branche de l’armée à part entière[13]. Là encore, le signe d’une accélération et d’une montée en puissance de la dissuasion nucléaire sous une forme institutionnalisée, et a fortiori visible pour les ennemis de la RPC. D’après les termes retenus par l’expert militaire chinois et ancien instructeur au sein de cette Seconde Artillerie, Song Zhongping, ce changement de nom visait une plus grande « transparence » – un terme que l’on pourrait interpréter avec ironie ou audace, au choix – pour désigner un des organes les plus opaques de l’appareil de défense chinois.
Toutefois, cette quête de parité quantitative et qualitative n’accomplira sa vocation que dans l’usage politique que Pékin entend désormais faire de l’atome sur l’échiquier régional et géopolitique.
La dissuasion, nouveau levier de coercition et d’affirmation géopolitique

À la recherche d’un levier géopolitique et stratégique, plus que d’un simple avantage militaire, la République Populaire de Chine semble s’être munie de sa dissuasion renforcée pour imposer sa grille de lecture. Cette accumulation de têtes nucléaires chinoises ne répond plus à une simple logique de défense technique : elle s’inscrit dans une volonté de modifier en profondeur la grammaire de la puissance. Ce glissement vers une dimension coercitive marque l’avènement d’un usage politique de l’atome, où l’arsenal devient le pivot d’une diplomatie de force et de rivalité.
“Ce glissement vers une dimension coercitive marque l’avènement d’un usage politique de l’atome, où l’arsenal devient le pivot d’une diplomatie de force et de rivalité“
Et pour s’en convaincre, il convient d’expliquer que cette dynamique d’acroissement nucléaire s’articule d’abord et avant tout autour d’une notion : dite « strategic counterbalance », ou contrepoids stratégique de la force nucléaire. Elle a été érigée en ordre de mission par les officiels et idéologues chinois, et consiste à forcer une puissance à adopter une posture accommodante, à accepter son nouveau statut de puissance. Toujours selon Zhao – dont l’analyse semble définitivement pertinente ici –, Pékin ne perçoit donc plus ses forces nucléaires comme un moyen de dissuader une attaque, mais comme des symboles dont la mission est d’influer sur la « perception qu’a un adversaire de l’équilibre des puissances [14]». Convaincus que la masse d’un arsenal nucléaire renouvelé forcera Washington à respecter définitivement le nouveau statut de la Chine et à agir plus prudemment à son égard, les leaders chinois forcent leur accession au rang de superpuissance, contestant ainsi l’hégémonie militaire américaine incontestée depuis la chute de l’URSS.

D’autant que dans l’esprit des dirigeants de la RPC, la dissuasion nucléaire est également le bouclier sous lequel se déploient des ambitions conventionnelles, particulièrement en Mer de Chine et dans l’Indopacifique. Pour Pékin, la revendication américaine du droit de défendre Taïwan est une expression de l’« arrogance hégémonique[15]» des États-Unis, à laquelle le renforcement nucléaire doit justement répondre. Comme le souligne Louis Gautier pour la revue « Le Grand Continent », on redoute en Asie une manœuvre d’intimidation calquée sur le modèle russe en Ukraine, où l’ombre portée de la dissuasion a participé à geler toute intervention extérieure dans le conflit[16]. En faisant de Taïwan le « cœur de ses intérêts fondamentaux », la Chine utilise sciemment son nouveau statut nucléaire pour neutraliser les manœuvres de Washington et sanctuariser ses avancées territoriales, en opposant si nécessaire une forme de chantage à l’escalade. Cela pourrait en partie expliquer ce changement soudain d’architecture volontairement illisible, conçue pour entraver les calculs de l’adversaire. C’est précisément que ce que Corentin Brustlein, ancien Directeur du Centre des études de sécurité de l’IFRI entre 2015 et 2021, explique en s’appuyant sur le concept de « dissuasion stratégique intégrée[17]», lequel brouille délibérément la frontière entre le conventionnel et le nucléaire, entre l’atome et l’arme classique. Surtout depuis que la Force des Fusées dispose de vecteurs comme le DF-26, capables de délivrer indifféremment des charges nucléaires ou conventionnelles, notamment contre des cibles navales. Dans son étude pour la Revue de Défense Nationale, Brustlein explique précisément que cette ambiguïté constitue l’atout fondamental de Pékin, paralysant la réponse stratégique américaine en rendant toute contre-attaque potentiellement suicidaire, puisqu’impossible à graduer.
Pourtant, dans le cas de l’armée du PCC, la transformation de l’arme nucléaire en outil de pression diplomatique soulève des questions de crédibilité. En effet, le revirement de la stratégie de dissuasion chinoise, passée d’une logique de Non-First Use (NFU) à l’expansion très ostensible de son arsenal, questionne sur la fiabilité opérationnelle et la stabilité interne du système militaire chinois, de plus en plus contesté et fragilisé.
Un revirement soudain de la stratégie de Pékin : signe de fébrilité ?
Considérée comme « retenue[18]» depuis son avènement en 1949, la posture nucléaire historique de la République Populaire de Chine est indéniablement entrée en mouvement sur le plan doctrinal et capacitaire à l’après Xi Jinping. Mais le revirement de ce fondement a révélé des fragilités au sein de l’appareil militaire chinois. Car si la force de dissuasion dont dispose l’armée du PCC fait aujourd’hui l’objet d’une « conception plus composite et versatile[19]» qu’à son origine – ce qui représente un atout stratégique déterminant pour dissuader l’ennemi –, le passage d’un bouclier de survie à un levier de coercition ne se fait pas sans une capacité opérationnelle infaillible et parfaitement crédible.
Avant tout, il faut évoquer que cette dynamique de rupture se heurte au paradoxe du « non-emploi en premier » (NFU), qui semble avoir été déchu de son statut de pilier doctrinal dans la stratégie de dissuasion chinoise. Si la diplomatie de Pékin continue d’arborer ce masque comme un étendard pour séduire le Sud global sur ses intentions pacifiques, et ainsi renforcer ses partenariats via le FOCAC en Afrique ou dans le Pacifique, l’expansion brutale de son arsenal rend cet engagement de moins en moins lisible pour ses rivaux. Or, la crédibilité de la posture dissuasive repose en principe sur la stabilité et la lisibilité de la doctrine d’emploi de son armement nucléaire. Pour l’analyste Tinah Rakotoarimanga, cette posture est désormais perçue comme un « outil de communication déclaratoire[20]», la modernisation capacitaire ne laissant plus grand doute sur le choix par Pékin d’une approche plus offensive. Mais en n’établissant pas clairement ses intentions, Xi Jinping pousse en réalité le Congrès américain à réévaluer sa propre posture, et donc à accélérer à son tour l’accroissement de ses capacités nucléaires.

Au-delà de la seule doctrine affaiblie par les revirements, l’appareil de commandement militaire chinois semble lui aussi fragilisé par une instabilité interne chronique. Les purges massives au sein du commandement militaire du PCC, explicitées par le journaliste spécialisé Antoine Izambard, et la docteure en relations internationales de l’université de Hong Kong, Claudia Astarita, à l’occasion du podcast « Le Collimateur », ont mis en lumière des enjeux de corruption et de déloyauté politique qui « entament » la fiabilité opérationnelle de la dissuasion. Cette fragilité institutionnelle et structurelle s’incarne par la disparition ou le limogeage de presque 20% des généraux depuis 2023[21], la restriction de la Commission Militaire Centrale de 7 à 4 membres ou encore la chute successive des Ministres de la Défense et des Affaires Étrangères depuis 2022, qui a laissé depuis la deuxième puissance militaire du monde fonctionner sans Ministère ou état-major constitué, expliquent les journalistes. Dès lors, se pose la question de la capacité opérationnelle du PCC dans un tel climat de paranoïa et de défiance. « Est-ce que l’armée chinoise serait capable d’arriver à ses fins si elle voulait agir à Taïwan ? Que sait-on de leur capacité d’opération effective en cas de crise ? » a soulevé Antoine Izambard, sans pouvoir identifier de réponse. Dans le même temps, Tong Zhao souligne dans son analyse que la structure de pouvoir hypercentralisée de Xi Jinping empêche toute « évaluation sérieuse[22]» ou débat critique au sein de la sphère militaire ou académique chinoise. Cette prise de décision descendante expose le Parti à une pensée stratégique unilatérale, où l’arme atomique est effectivement investie d’un pouvoir coercitif à l’international, mais en réalité déconnecté des fragilités militaires et des nécessités techniques qui doivent être discutées au sein d’un état-major.
Enfin, si cet environnement marqué par le secret et les revirements brutaux fragilise l’appareil chinois, il engendre surtout un risque majeur pour la stabilité globale : celui d’un dérapage qui tiendrait pour origine une méconnaissance mutuelle. Qui dit clarté de la chaîne de dissuasion, dit clarté des lignes rouges. Mais quid de la dissuasion chinoise ? Comment la considérer, la délimiter ? Jusqu’ici, le fossé des perceptions entre Pékin et Washington s’élargit, chaque mesure de réassurance étant interprétée par l’autre comme une manœuvre de compétition et de surenchère. Ce « troisième âge nucléaire » caractérisé par le démantèlement des traités et le flottement des doctrines, l’absence de dialogue direct sur les intérêts légitimes de chacun fait peser une menace grandissante d’escalade involontaire. Ainsi, la sécurité internationale ne repose-t-elle plus sur des calculs froids et lucides. Elle est devenue, d’après David Ho, une périlleuse « affaire de perception et de croyance[23]». Les conséquences de ce revirement de la posture chinoise dépendront donc, en dernière instance, de la capacité du pouvoir militaire chinois à transformer cette expansion quantitative en clarté stratégique capable de stabiliser un ordre mondial en plein basculement, à l’heure où l’équilibre des pouvoirs, « shifting balance of power [24]» comme l’écrit Tong Zhao, vacille à nouveau après trois décennies d’hégémonie américaine.
Illustration entête: Sony Ross
[1] Gautier, L. (2025, 15 décembre). Après la dissuasion : le nouvel âge nucléaire. Le Grand Continent.
[2] Congressional Research Service (CRS), 2024, China’s Nuclear Weapons: Strategy and Modernization [Rapport R47594], Washington DC, Library of Congress.
[3] Ho, D. (2024). La dissuasion nucléaire de la République populaire de Chine. La Revue d’Histoire Militaire
[4] Ibid
[5] Ibid
[6] Tong Z., The Real Motives for China’s Nuclear Expansion Beijing Seeks Geopolitical Leverage More Than Military Advantage, Foreign Affairs, May 3, 2024
[7] Moulin, M.-P., 2018, Aperçu sur la dissuasion chinoise : un modèle de résilience. Revue Défense Nationale, (806), 85-92.
[8] Ibid
[9] Tong Z., The Real Motives for China’s Nuclear Expansion Beijing Seeks Geopolitical Leverage More Than Military Advantage, Foreign Affairs, May 3, 2024
[10] Office of the Secretary of Defense, 2025, December 23, Military and Security Developments Involving the People’s Republic of China: Annual Report to Congress. Washington, D.C.: U.S. Department of Defense
[11] Ho, D. (2024). La dissuasion nucléaire de la République populaire de Chine. La Revue d’Histoire Militaire,
[12] Ibid
[13] Podcast Le Collimateur, 2024, L’armée chinoise à l’épreuve de ses purges, Antoine Izambard, Claudia Astarita, Alexandre Jubelin, pour Le Rubicon, Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM).
[14] Tong Z., The Real Motives for China’s Nuclear Expansion Beijing Seeks Geopolitical Leverage More Than Military Advantage, Foreign Affairs, May 3, 2024
[15] Gautier, L. 15 décembre 2025, Après la dissuasion : le nouvel âge nucléaire, Le Grand Continent
[16] Ibid
[17] Brustlein, C. (2018). La Chine et l’avènement de la « dissuasion stratégique intégrée ». Revue Défense Nationale, (812), 32-36
[18] Brustlein, C. (2018). La Chine et l’avènement de la « dissuasion stratégique intégrée ». Revue Défense Nationale, (812), 32-36
[19] Ibid
[20] Tinah, R. 14 décembre 2024, La doctrine de « non-emploi en premier », pilier de la stratégie nucléaire chinoise et outil de diplomatie globale, Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN).
[21] IRIS, « Purges et instabilité au sein de l’Armée populaire de libération : la Force des Fusées à l’épreuve d’une crise de confiance systémique », Note de recherche n°42, août 2025
[22] What Are China’s Nuclear Weapons For?, The Military Value of Beijing’s Growing Arsenal ; Ashley J. Tellis; Tong Zhao, Foreign Affairs
[23] David Ho, « La dissuasion nucléaire de la République populaire de Chine », La Revue d’Histoire Militaire, février 2024.
[24] What Are China’s Nuclear Weapons For?, The Military Value of Beijing’s Growing Arsenal ; Ashley J. Tellis; Tong Zhao, Foreign Affairs
